Australie, Good Day Mate !
Article écrit le 16 janvier 2009


Araignées, crocodiles, requins, méduses et serpents,
nous avons l'oeil alors mef ...


" Adelaide et Sydney " - du 30 décembre 2008 au 17 janvier 2009


Quand t'es dans le désert, depuis " très " longtemps…
Nous quittons Alice Springs en avion, le moyen de transport en commun préféré des Australiens, pour le sud, Adelaïde, capitale de l'état du " South Australia ". Comme on est dans l'hémisphère sud, on se rapproche donc à nouveau du pôle, mais un peu de fraicheur ne peut pas nous faire de mal après ces quelques semaines de surchauffe.

Le pays de Jean-Valjean !
Nos amis britanniques, au XVIIIème siècle, ont pris l'habitude d'envoyer leurs prisonniers en Amérique pour faire face à la crise de surpopulation pénitentiaire. Tous leurs " voleurs de pain " y sont alors expédiés. Mais, à la fin du siècle, les Etats-Unis s'organisent et refusent de continuer à recevoir des forçats. Ni une ni deux, l'Angleterre décide alors de " coloniser " l'Australie en y envoyant désormais ses bagnards. Et c'est " tout bénef " : çà évite, en plus, que leurs compétiteurs de colonisateurs Français s'y intéressent de trop près.
C'est ainsi qu'en 80 ans, près de 160.000 condamnés seront envoyés en Australie, et formeront les premières colonies.


Adelaïde
C'est là qu'Alain Prost, en 1993, a fait ses adieux à la formule 1 ! Deux ans plus tard (n'y voyez pas de relation de cause à effet…) la course quitte Adelaïde pour sa voisine et rivale… Melbourne.
Mais cette ville déborde d'idées, d'animations et de fêtes. D'ailleurs on appelle l'état du South Australia le " State Festival ", tellement les festivals foisonnent.
C'est aussi le seul état où aucun colon n'a jamais été amené de force (pas de bagnards), mais fondé uniquement par des hommes libres : Prussiens, Français, Italiens, Grecs… s'y sont rendus (en voilà une expression qu'est bien angevine !) en vagues successives.
C'est la seule ville du pays construite sur un plan rectiligne, et encore épargnée par les gratte-ciels. On y croise pas mal d'églises, de bâtiments " anciens " (ce qui, en Australie, est synonyme de " plus de 100 ans " !) et elle conserve un charme provincial indéniable.

Notre maison d'hôtes
C'est sur les hauteurs des Adelaïde Hills que nous sommes reçus par Fiona, Mickael et leurs 3 fils. Nous passons le réveillon du jour de l'an avec eux et quelques-uns de leurs amis et ils nous font découvrir et profiter de la région. On ne vous donne pas l'adresse, on la garde pour nous, c'était trop bien !
Maintenant, on les attend en France pour de nouveaux échanges littéraires, gastronomiques et linguistiques.

Vamos a la playa
En-fin ! Du Soleil, du Sable Chaud, la Mer et le Mercure au dessus de 25°, vivent les vacances !
Euh… on nous dit qu'il n'y a pas de requins, mais les journaux en font leur Une quotidienne, bizarre !


Mc Laren Vale
80% de la production de vins Australiens s'effectue dans la région d'Adelaïde, alors impossible de ne pas faire la tournée des caves avec Fiona et Mickael. Après Mendoza en Argentine puis la vallée d'Elqui au Chili, c'est une étape incontournable.
Il a fallu goûter du Shiraz, du Cabernet Sauvignon, du Merlot, du Pinot noir, du Riesling, du Chardonnay, du Blanc, du Rouge, du Pétillant… qu'est ce qu'on a rigolé ! Et c'est drôlement bon pour le sommeil en plus…

Cleland Park
A une dizaine de kilomètres d'Adelaïde, et toujours en compagnie de notre famille d'accueil, nous visitons ce parc qui héberge différentes espèces endémiques en liberté. Nous y observons des kangourous, des wallabies et même des bandicoots (pour les amateurs de " Crash ") !


Kangourous : Vidéo


D'Adelaïde à Sydney
C'est la dernière fois que nous trainons nos 100 kilos de bagages. Et pour une fois nous avons même réservé à l'avance un camping en banlieue de Sydney. De l'aéroport, nous y parvenons après… 1h30 de transport en commun, exténués, sous une pluie fine mais mouillante à souhait. La réception nous invite à nous installer… le long de la rocade 2 fois 4 voies… Il est trop tard, sans véhicule et chargés comme des mules, pour chercher autre chose. Alors, pris au piège, nous y passons la nuit.
Le lendemain matin, à l'aube (après une nuit blanche), nous nous mettons en quête d'une autre solution d'hébergement, et, coup de chance, nous dénichons en " last minute " un petit hôtel dans notre budget en plein centre de Sydney ! Youpi ! On bazarde la tente Chilienne qui n'est plus hermétique, celle de 2004 recousue 2008, les matelas poreux, les chaises " oversize " pour Qantas … Tout cela ne nous sera plus utile en Asie. On se sent bien plus léger avec " seulement " 80 kg de bagages.


Sydniiiii (prononcez comme ça se lit, mais ça s'écrit Sydney)
Cette semaine célèbre notre lune de miel avec cette ville. Super ! Ce mélange de Manhattan, de quartiers parisiens, et de golfe du Morbihan est unique…
Le cœur de la city (là où les tours de verre étincèlent) est au bord de la plus belle baie du monde (dit-on ici). A son pied, les ferries abordent et repartent pour desservir les faubourgs qui s'étendent le long de la baie, vers l'intérieur des terres. Nous quadrillons le centre et les quartiers alentour à pied, en bus rouge, bleu, en métro, en ferry… On n'en peut plus, mais on ne peut pas s'arrêter !

Sydney : Vidéo


Télématin, en vrai
On ne sait pas où est la webcam du tour du monde en image de l'émission, mais c'est encore plus spectaculaire vu d'ici. Après la vie sauvage de l'intérieur du pays, les points de vue urbains sont inoubliables. La skyline des gratte-ciels qui se découpe en arrière plan de l'Opéra et du Pont, à couper le souffle ! Et pour que cela ne nous manque pas, il faudra qu'on revienne.

Bondi Jitterbug
Bondi, c'est une plage de Sydney particulièrement réputée pour sa proximité du centre, et ses rouleaux incessants où les bodysurfeurs s'éclatent… et nous aussi ! Le Jitterbug, c'est l'autre nom du Lindy Hop (ça vous dit quelque chose, cette danse Swing ?!!). Et bien en ce moment, la bibliothèque d'état expose une collection inédite de photos et de films du meilleur danseur local de l'époque (fin années 30) : George Caddy. Inratable !
Au fait, vous saviez qu'en 1941, dans la salle du Trocadéro de Sydney, chaque samedi soir, 5 000 danseurs s'éclataient à danser le swing ? Comme bientôt à Angers d'ailleurs.

Danse Jitterbug Australie : Vidéo


Nos nomades " Gris " (et Rouge)
Il y a quelques semaines, notre route avait croisé celle d'un couple de jeunes retraités, Denise et Ken. Ils parcouraient à l'époque, en camping car, le trajet de Perth (Côte Ouest) à Sydney (Côte Est), là où ils habitent. Ils ont fait 15.000 kms et repartent en avril 2009 par la côte Nord pour retourner à Perth… Ce type d'aventure est monnaie courante en Australie et on en parle même sous le nom de " Grey Nomads ", les " Voyageurs aux cheveux gris ".
Nous les contactons à notre arrivée à Sydney et ils nous font découvrir la côte nord de l'agglomération : falaises, criques, plages splendides, parcs naturels, points de vues uniques, c'est superbe ! Ils ont pensé à tout pour cette journée, pour nous la rendre plus qu'agréable, même au pique-nique !
Un nouveau lien s'est tissé !


See ya Australia !
Ces deux mois à arpenter ce pays-continent laisseront des traces, des sensations de bonheur, dans nos corps et dans nos cœurs. Une grande page se tourne. On a a-do-ré !


La suite… Good morning Vietnam !


Oui on l'a vu !

Notre famille d'accueil à Adelaïde

Qelle époque !



La preuve, on y était !


Dandy Damien - Dandy l'Australien

Journal, "The Australian"

Australie, le temps du rêve "Dreamtime"
Article écrit le 30 décembre 2008


Araignées, crocodiles, requins, méduses et serpents,
nous avons l'oeil alors mef ...


" Le Centre Rouge " - du 15 au 29 décembre 2008


On y est !
Dimanche, 17h. Enfin. De Coober Pedy, nous venons d'aligner les 800 derniers kilomètres jusqu'à Yulara, le nom du " Resort " situé aux portes du parc d'Uluru (nom aborigène d'Ayers Rock). Le compteur affiche Kilomètre 5000 depuis Sydney… et 44°C ! Pas de doutes, nous sommes bien dans le désert.
Nous montons le campement (2 tentes et 3 chaises)… sous un arbre. Au moins, à midi les prochains jours, nous serons à l'ombre.


Uluru : Le gros caillou
Le lendemain, nous pénétrons en " terre aborigène " dans le parc national d'Uluru. Et puis tout à coup, l'icône mythique de tout voyageur en Australie est là, devant nous. Un ange passe.
Ce monolithe mesure 348 mètres de haut et 9 Km de circonférence. Et comme un iceberg, on n'en voit pourtant que 10%, le reste étant sous-terrain. Ses formes arrondies sont douces, sa couleur varie selon l'angle de vue et la hauteur du soleil. Magique. On comprend pourquoi les aborigènes en ont fait un haut lieu de leur mythologie, et un site sacré.
A son pied, de nombreuses grottes et crevasses sont utilisées pour des rites et cérémonies, et on y observe aussi des peintures de la tribu aborigène locale, les Anangu. Ces peintures (à l'eau, donc de persistance faible) sont des supports pédagogiques pour expliquer aux enfants le monde, le cosmos, la vie et tout et tout.

A une trentaine de kilomètres, dans le même parc, on observe les monts Olgas. Cette trentaine de gros rochers devait appartenir à une même chaine de montagne, il y a quelques millions d'années. Mais l'érosion en a fait un superbe panorama de grosses boules rouges accolées les unes aux autres.

Les aborigènes
Ces populations seraient parvenues sur ce continent il y à environ 50 à 100 000 ans. C'est la plus ancienne civilisation encore existante. A une époque où le niveau des mers aurait permis de traverser à pied ou de naviguer à vue entre les détroits, ils seraient arrivés des îles asiatiques ou du continent plus au nord. Puis, la remontée du niveau des eaux aurait englouti tous leurs repères et les aurait " emprisonnés ", les isolant du reste du monde pendant tous ces millénaires.
Les aborigènes ont développé une civilisation d'une richesse sociale et culturelle très grande, au travers d'une relation très proche de la nature, où le cosmos, le passé, le présent et le futur se confondent. Leur mythologie (le Dreamtime, " Temps du rêve ") est particulièrement prolixe, et transmise uniquement par voie orale. Sur les côtes, avant l'arrivée des européens, les populations étaient plutôt sédentaires alors que dans l'intérieur du pays, où les conditions étaient très dures, les tribus étaient exclusivement nomades sur leur territoire.
Lorsque les explorateurs puis les premiers colons sont arrivés à partir de la fin du 18ème siècle, cela a vraiment été un choc des cultures. Entre spiritualité locale et matérialisme occidental, le dialogue a été difficile à établir…
Aussi, le continent a été déclaré " terra nullius ", c'est-à-dire que la présence préalable d'autres populations que les colons n'a pas été reconnue, ouvrant ainsi la porte à la spoliation et privatisation des millions de kilomètres carrés du continent.

Les aborigènes ont obtenu la nationalité australienne en… 1967.
En 1992, un procès retentissant (Mabo) a reconnu la présence antérieure des aborigènes, et fait maintenant jurisprudence. Depuis, des millions de km2 ont déjà été restitués à des peuples aborigènes. Certaines régions sont désormais cogérées avec les " blancs " pour le tourisme (parcs nationaux), l'extraction minière…
Mais beaucoup de questions restent en suspens, dont celle de la cohabitation/intégration des deux cultures. Affaire à suivre.

Les mouches
Quelle plaie ! Ces bestioles sont omniprésentes la journée, et ont le don d'atterrir de préférence sur les lèvres, au bord des yeux, dans les oreilles… etc. L'énervement fait vite place à la crise de nerfs, car elles sont des dizaines et nous tournent autour de la tête dans un ballet incessant. On nous a expliqué qu'elles rechercheraient l'humidité (ces pauvres bêtes) mais peu nous importe.
Comme on ne peut pas se " bomber " le crâne d'insecticide, il ne reste que deux remèdes. On peut les chasser en permanence avec un objet (casquette, tapette, mains…), ce qui ankylose rapidement les épaules. Ou se couvrir d'un filet anti-mouches (fly net) ! Peu élégant pour les photos-souvenirs, mais très efficace…


King's Canyon
Après Uluru, nous continuons notre périple à travers le désert vers King's Canyon, dans des paysages toujours somptueux. Nous avions imaginé une lande sableuse, plate et rouge à perte de vue. Mais en fait, le relief est non seulement peu monotone, mais à notre grande surprise, très vert ! En effet, toute une végétation s'est adaptée (ou a persisté) à cette terre pauvre et ce climat particulièrement aride. Les kilomètres sont chauds, mais à aucun prix nous n'aurions voulu rater le film de cette route du Centre Rouge.

King's Canyon a été découvert par un australien au début des années soixante. Il a été tellement subjugué par la beauté du site qu'il s'est battu pendant des années pour que le plus grand nombre puisse en profiter. Et nous l'en remercions chaleureusement, c'est magnifique.

Nous entreprenons la marche de quelques heures autour du canyon… tôt le matin ! L'objectif est d'avoir terminé la boucle avant que le soleil ne soit trop dur, vers 9h.
Lever à 5h, nous quittons le campement 30 minutes plus tard, chargés de 5 litres d'eau, 3 pommes et quelques sucreries.
Nous attaquons les marches de la grimpette initiale. La luminosité du jour se fait plus forte de minute en minute, le soleil va se lever d'un moment à l'autre. Les oiseaux commencent à chanter. Nous arrivons en haut des marches essoufflés, mais le plus dur est fait. Le reste de la randonnée se déroule facilement parfois en surplomb de ce ravin de 2 Km de long, à parfois 200 mètres de haut, et parfois entre des parois protectrices très espacées et rouges. Tout est superbe. On a l'impression d'assister au premier matin du monde…
Nous nous surprenons de terminer vers 8h30, les jambes lourdes, certes, mais sans avoir trouvé le temps long une seule minute. Fabuleux.


La faune insectoïde
On a beau être dans le désert, on dirait que l'arche de Noé des insectes s'est réunie dans la région. Des fourmis de toutes tailles, des scarabées noirs, des verts, des " qui volent ", des moustiques, des cigales énormes, des sauterelles, des mantes religieuses (mâle et femelle) et bien sûr… des araignées ! Elles aussi de toutes tailles et aux couleurs suspectes. Brrr… quels aventuriers nous sommes !


On the road (Centre Rouge - 8 mn): Vidéo


Alice Springs
Cette petite ville a d'abord été une simple station télégraphique, avec pour mission de relayer les messages circulant entre Adelaïde (au sud) et Darwin (au nord). C'est-à-dire entre l'Angleterre (liaisons terrestres via Singapour puis câble sous-marin) et l'Australie (colonisée principalement au sud et à l'est).
C'est devenu entretemps la principale agglomération sur cet axe Nord-Sud (28 000 habitants).

Les aborigènes de la région sont très présents en ville. Certains sont habillés à l'occidentale, et roulent avec leur 4x4. Mais la plupart sont mal habillés, sales, quelque peu malodorants, ils font penser à des " clochards ". Beaucoup sont victimes de l'alcool, malgré l'interdiction de consommer à laquelle ils sont soumis (mais pas d'acheter, ce serait discriminatoire… à moins que ce ne soit dommage pour le commerce ?).


Peinture aborigène
Ces peintures représentent des motifs originaux, souvent avec une trame faite de nombreux points, et sont très esthétiques. Elles racontent souvent une histoire ou un rêve du Dreamtime.
Le marketing fait le reste, et le marché pesait déjà 45 millions de dollars annuels il y a quelques années.
Alice Springs est le haut lieu de représentation de cet art. Les galeries occupent une grande partie de l'espace commerçant, et certains artistes commercialisent leurs œuvres directement sur la rue.

Arts plastiques
Nous participons à un atelier avec une artiste peintre aborigène. Dans un premier temps, nous sommes assis autour d'un tas de sable, sur lequel, à l'aide d'un bâton, elle nous familiarise avec la symbolique du Dreamtime. Heureusement, un interprète aborigène/anglais est présent. Nous apprenons ainsi à représenter les hommes, les femmes, un lieu, les empreintes de kangourou, de dragon…
Puis nous passons à la pratique. Chacun est muni d'une toile et de tubes-pipettes de peinture de différentes couleurs. L'objectif est de raconter une histoire, en utilisant la symbolique aborigène et les techniques possibles : point, trait, remplissage (au doigt).

On ne vous montre pas le résultat, de toute façon vous n'auriez pas les moyens de vous l'offrir…


Wildlife (Animaux sauvages), la suite
Nous faisons la connaissance des Dingoes, ces chiens sauvages qui sont la terreur des éleveurs du sud. Le camping de King's Canyon n'est pas clôturé, et à l'aube et au crépuscule, ils viennent quémander (ou voler) quelques provisions pour se nourrir. Une nuit, juste entre nos tentes, l'un d'eux répond aux appels de sa meute : de vrais hurlements de loups ! Frissons dans le dos !

A Alice, une nuit, dans notre camping, nous tombons nez à nez avec deux grands kangourous, qui s'enfuient à notre vue.

Non loin de là, nous observons quelques wallabies aux pieds noirs qui vivent près d'un motel. Ceux-là mesurent une trentaine de centimètres, et Damien parvient à les approcher et même en en caresser.

Au retour de l'une de nos excursions, dans un champ en bordure de route, nous apercevons un grand kangourou qui nous regarde passer, puis qui s'éloigne de quelques centaines de mètres en… quelques bonds ! Sur fond de début de crépuscule, encore une image qui restera dans nos mémoires.
Quelques kilomètres plus loin, nous rattrapons même trois chameaux sauvages, qui se laissent dépasser en nous jetant un regard hautain !

Quel pays de surprises ! On aime.


Médecins volants
Pour les populations isolées du centre de l'Australie, tribus aborigènes ou petits groupes en milieu rural, il est impossible de disposer de services médicaux de proximité. Aussi, au lieu de parcourir des centaines de kilomètres en plein désert pour rejoindre un pôle médical (Adelaide, Alice Springs…) et y parvenir le plus souvent trop tard, un prêtre a eu l'idée, dès le début du 20ème siècle, de développer le service des Royal Flying Doctors. Il s'agit d'une association qui intervient à l'aide d'avions pour envoyer un médecin sur place. Leur réputation est la hauteur de la reconnaissance que les populations leur témoignent. Des dizaines de vies sauvées grâce à ces " héros ".
Nous visitons les bureaux d'Alice Springs, autour desquels un petit musée a été installé. C'est très intéressant et nous pouvons même nous entrainer sur simulateur de vol. Nous n'encouragerons pas Damien vers cette filière professionnelle…


L'Ecole par Air
Pour les familles de fermiers qui vivent à plusieurs centaines de kilomètres de toute agglomération, la scolarité des enfants est difficile à appréhender.
Aussi, des écoles un peu particulières se sont mises en place : la " School of the Air ".

Seuls les professeurs s'y rendent physiquement chaque jour. Les élèves, eux, restent chez eux mais se placent devant une radio aux horaires prévus, et écoutent le cours. Ils peuvent aussi poser des questions à l'enseignant, réagir aux interrogations… Un vrai cours dans une classe virtuelle ! La classe entière se réunit 3 ou 4 fois par an, à l'occasion d'un week-end, cela ajoute un peu de cohésion au groupe. Aujourd'hui, la " radio " est remplacée de plus en plus par Internet, avec toute l'interactivité que cela peut ajouter.


Merry Christmas !
C'est au camping d'Alice Springs que nous fêtons Noël. L'équipe du site a décoré une pyramide pour enfants en immense sapin de Noël, et nous arborons fièrement quelques guirlandes sur nos tentes. C'est fun un Noël au camping ! Surtout par 40° à 20h !
Pour le réveillon, Marie-Cooking nous fait encore des merveilles… Incroyable ce qu'elle parvient à réaliser sans cuisine ni ustensiles !
Et puis, le lendemain matin, le Père Noël (" Santa " en anglais) est passé ! Ici, il se déplace aussi en traineau, mais son attelage est constitué de… kangourous !



 

La suite… retour à la plage, à Adelaïde!




Entre 40° et 45°...

de l'art aborigène


Enfants Aborigènes

La terre est bien rouge !

Cours d'Art Plastique pour toute la famille

La Famille du Désert

C'est sacré !


Drapeau Aborigène
Le temps du rêve : Dreamtime

Australie, vers le Centre Rouge !
Article écrit le 19 décembre 2008


Araignées, crocodiles, requins, méduses et serpents,
nous avons l'oeil alors mef ...




On the road again
du 10 décembre au 14 décembre 2008

Mercredi matin. Après les trombes d'eau incessantes de la veille, nous repartons pour 2000 kilomètres de route qui nous mèneront jusqu'au cœur de l'Australie. En chemin, nous passons d'abord la frontière (virtuelle) entre les états du Victoria et de South Australia, et retardons nos montres de 30 minutes, décalage horaire oblige.
Nous faisons une halte à Adelaïde pour quelques démarches aériennes, et plantons la tente à la sortie de la ville, dans un camping " routier ".

Jeudi, direction plein nord. Les paysages passent progressivement des pâturages, collines et forêts d'eucalyptus à des plaines de steppe ornées de quelques bosquets d'arbres (vus de profil, genre brocolis géants !).

Halte à Port Augusta pour ravitaillement. Nous y apercevons nos premiers aborigènes, dont l'allure et l'état de pauvreté apparente font pitié. Nous prenons quelques renseignements à l'office du tourisme, qui nous enjoint à la prudence sur la route… en raison des orages violents qui sévissent sur le centre rouge, en plein désert ! On commence à s'interroger sur qui pourrait bien nous porter la poisse.

La route reprend, avec le défilé d'images derrière les vitres. Premières terres rouges. Quelques plaines de sel vert-argenté. Deux émeus en liberté. Quelques arbustes du désert, pas plus hauts qu'un mouton. Nous sommes sur la Stuart Highway.


Ville de Woomera
Nous marquons l'étape après 500 kilomètres, à Woomera. Ce charmant village de quelques centaines d'âmes réparties dans un lotissement de préfabriqués doit probablement son existence au Centre Américain de Recherches Spatiales, tout proche. Le camping-motel-backpaker dispose de plus de lits qu'il ne doit y en avoir dans le village.

C'est là, à 200 bornes de tout, que Damien verrouille la voiture avec les clefs dans le coffre... Pitié, non, on ne veut par rester !!! Ouf, merci Europcar, qui nous détache un dépanneur dans les 2 heures et nous sort de ce mauvais pas en… 5 minutes.

Vendredi. L'orage nous a rejoints. Torrents d'eau venus du ciel. La cours du motel se transforme en lac d'eau rouge. Nous en repartons sous une pluie battante. Au fil des miles, toutefois, la pluie cesse, les nuages s'estompent. Espoir. Les paysages restent variés : de la steppe, des bosquets, des brocolis et çà recommence. Les abords de la route sont le plus souvent inondés, en crue suite aux chutes d'eau nocturnes. Et puis, le paysage devient plus sec, sableux, la végétation s'appauvrit et finit même par disparaître, nous atterrissons sur une autre planète…


Ville de Coober Pedy
Sorti de nulle part, ce village est incroyable sous tous ses aspects.
Fin XIXème siècle, une caravane d'explorateurs est passée par là, en quête de sources d'eau douce ou de filons d'or. C'est alors qu'un adolescent du groupe, s'étant un peu écarté est tombé sur… de l'opale, ramassée à pleines mains à même le sol ! Depuis, l'Australie est le premier producteur mondial (90%) et 70% de sa production vient de Coober Pedy.

Cette pierre multicolore (les aborigènes l'avaient appelée " la pierre Arc en ciel ") s'est créée dans des brèches de roche, par cristallisation d'eau et de sable. On distingue sa valeur selon sa teinte principale. La plus foncée, la plus chère.

Toutefois, en trouver reste du domaine de la chance, car aucune technologie ni savoir-faire particulier ne permet de la détecter. Même si la région en recèle beaucoup, toute l'exploitation est exclusivement faite par des particuliers. La rentabilité est trop aléatoire pour intéresser une compagnie.

Et pour en trouver, chaque mineur y va de sa propre technique. On creuse avec un bidon attelé à un moteur de camion, un puits de 30 mètres de profondeur, du diamètre du passage d'un homme. Si la pêche est bonne, on élargit. Sinon, on recommence un peu plus loin, sans reboucher le trou précédent. Du coup, les paysages sont modelés de milliers de cônes de sable. Extraordinaire ! Et chacun est invité à ne pas tomber dans un trou, car rien ne permet de s'en sortir soi-même…

Huit mois sur douze, la température oscille entre 30° et 50°C à l'ombre. L'hiver, les nuits sont en dessous de zéro. Nous sommes désormais sous climat continental sec, il fait donc beau et chaud. L'eau provient d'un forage sous-terrain à 25 Km de là. Pour s'adapter, la moitié des habitants vit sous terre, dans des anciennes mines aménagées en domicile (genre troglodytes…). Leur présence n'est décelable qu'aux trous d'entrée, parfois à une façade, et toujours grâce aux cheminées d'aération qui perforent le sol sableux.

Ambiance Star Wars dans un décor Mad Max.

Lézard (dragon à barbe ou sans oreilles): Vidéo

Frontières
Dimanche, à la fraiche, nous désertons Coober Peddy et nous engageons à nouveau sur la Stuart Higway vers le nord pour les derniers 800 kms jusqu'à notre objectif.

Nous passons la " Dingo Fence ", clôture de 9 300 km de long, dont l'objet est de maintenir au nord les " Dingos ", ces chiens sauvages qui sinon s'en prendraient aux moutons des éleveurs du sud. Inconcevable ! Cette clôture (5 fils et des poteaux en bois de 1,4 à 2,4 mètres de haut) traverse le pays et est surveillée, entretenue par des équipes dédiées et les éleveurs eux-mêmes.
Attention, appâts empoisonnés et pièges métalliques à proximité !

Ensuite, c'est le passage de la limite d'état, nous quittons le South Australia pour le Northern Territory, le plus Aborigène de tous. Nos montres perdent une nouvelle heure, et nous ne sommes plus qu'à +8h30 d'Ecouflant.

Essence
L'Australie est autosuffisante en pétrole, et les prix à la pompe sont à 50% de ceux en France. Toutefois, on observe une progression arithmétique du prix au fur et à mesure de notre montée vers le nord… 1 dollar Australien à Adelaïde, 1,30 AUD à Coober, 1,60 à 200 km d'Uluru… jusqu'où irons nous ??


Afghans
A l'époque de l'exploration découverte de ce continent, nombre d'équipes a disparu en chemin, hommes et puis chevaux. Ce n'est qu'avec l'introduction de chameaux Afghans, à partir de 1850, que les traversées aboutirent.
En 1872, chameaux et chameliers Afghans ont permis de tirer le premier télégraphe Nord-Sud, sortant ainsi l'Australie de la côte " Boomerang " (Adelaïde-Brisbane), de son isolement. La ligne de chemin de fer qui suivie (Adelaïde-Alice Springs) fut appelée " The Ghan " en leur honneur.
En 1895 on comptait déjà 5.000 chameaux sauvages. Aujourd'hui encore l'Australie est le seul pays où vivent des chameaux sauvages. Ils font l'objet de captures, et de commerce avec… l'Arabie Saoudite !



La suite, avec un petit avant goût ci-après, … Noël dans le centre Rouge !


On vous souhaite à tous un J.O.Y.E.U.X N.O.E.L
: Vidéo



Uluru - Notre coucher de soleil (bein oui, le Nôtre !)




Uluru - Enfants Aborigènes


Kings Canyon, Scorpion trouvé par Damien...


On the road again...

Coober Pedy - Attention où vous marchez



Rencontre avec un artiste
de Coober Pedy... Promis, on n'a rien ramené !


Les chameaux Afghans

Pause Pique-nique on the road
 

Australie, que c'est grand !!!
Article écrit le 13 décembre 2008



Araignées, crocodiles, requins, méduses et serpents,
nous avons l'oeil alors mef ..
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Australie - On the road again
du 25 novembre au 10 décembre 2008



Princess Highway
Après Jervis Bay, nous nous remettons en selle et longeons la côte ouest vers le sud. En l'absence totale d'autoroutes (sauf à proximité des grandes agglomérations), nous nous trainons à 70 Km/h de moyenne, sur cinq cent kilomètres de route nationale bordée d'Eucalyptus.
Au fait, ici, l'eucalyptus, c'est l'arbre Roi. D'ailleurs, on se demande si on ne va pas ouvrir une fabrique de " bidies " (vous savez, ces trucs réputés infumables mais qui dégagent un parfum inoubliable… et heureusement unique) !

Gippsland
Après 7 heures de virages, nous parvenons à LA station balnéaire de la région du Gippsland, " Lakes Entrance ". Nous sommes au nord de la " 90 miles beach " (une plage de plus de 140 Km !). Le vent souffle particulièrement fort et nous ne profitons pas vraiment des plaisirs balnéaires.


Premiers Ewoks
A quelques kilomètres de Lakes Entrance, nous trouvons une petite île à laquelle nous accédons par un ferry. Ni une, ni deux, nous voici partis pour une traversée de… 10 minutes ! Et nous accostons sur " Raymond Island " (non, y'avait pas celle de Robert, on a pourtant bien cherché…).
A une intersection, un petit panneau représente une tête d'animal, genre nounours aux grandes oreilles. Et quelques minutes plus tard, Marie-Lise hurle " stop " : elle en a vu un dans un arbre ! Tout le monde descend de voiture, et que ne voit-on pas roupillant, coincé entre un départ de branche et un tronc d'eucalyptus ? Un Ewok de Star Wars ? Non, un Koala ! Et oui, mesdames, messieurs, ce n'est pas que dans les livres, çà existe vraiment ! Et c'est craquant !

Et il y en a d'autres, tous en pleine sieste à cette heure du déjeuner, chacun dans son arbre, à environ 3 ou 4 mètres de hauteur, entr'ouvrant un œil à notre approche, mais pas le moins du monde impressionné par notre présence.
On en ramènerait bien un à la maison…

Nos Koalas : Vidéo


Koalas
Pour l'anecdote, le koala n'existe qu'en Australie, dort 20h par jour, consomme un kilogramme de feuilles d'eucalyptus (euh, parmi une dizaine d'espèces seulement parmi les quelques 200 existantes, mais on peut faire son difficile quand on est aussi mignon !). Le plus extraordinaire est qu'il ne boit jamais ! Il se contente de la rosée matinale sur les feuilles ! Tout le monde ne peut pas en dire autant, isn't it ?

Hérisson australien
Toujours sur l'île de " Raymond ", Damien aperçoit un curieux animal qui se dandine dans le jardin d'une habitation. Cette sorte de hérisson a des piquants beaucoup plus longs que les nôtres, mais le même réflexe à notre approche : il se met en boule et rentre la tête et les pattes sous sa carapace !

Vive la Reine !
Au fait, côté régime politique, l'Australie est une fédération d'états, en démocratie parlementaire, comme en Grande Bretagne. Le poids de l'Histoire…
Et vous savez quoi ? Ils ont une reine, la même que nos voisins d'outre Manche : Elisabeth II !...
Et oui, les australiens ont même renouvelé par referendum cet attachement à la royauté il y a quelques années !

Melbourne
Après la région du Gippsland, nous quittons la côte et coupons directement à travers la partie la plus australe du pays pour rejoindre Melbourne.
Melbourne et Sydney sont les deux plus grandes villes australiennes, et chacune a déjà reçu les Jeux Olympiques une fois ! Leur rivalité n'est pas récente… au moment de désigner la capitale de la fédération, c'est finalement un petit bourg situé à mi-chemin qui a été retenu : Canberra ! Le petit bourg est entretemps devenu lui-même une agglomération conséquente…

Pour nous, Melbourne, c'est une " vraie " ville ! La première depuis, euh… Santiago du Chili il y a… trois mois ! C'est-à-dire avec des buildings, des galeries commerciales, des bâtiments " en dur " (par opposition au bois ou au préfabriqué, omniprésents en Nouvelle Zélande et largement répandus en Australie), même des tramways, plein de gens sur les trottoirs… ! Et même des danseurs de Lindy Hop, la fête, quoi ! Ou en tout cas retour à la civilisation !

De plus, la ville ne manque pas de charme. Les buildings font plutôt bon ménage avec les édifices moins élevés et les rares bâtiments de plus d'un siècle. N'oublions pas que la colonisation européenne de ce continent ne date que de la seconde moitié du 19ème siècle.
La " Yarra River " est bien intégrée dans ce paysage urbain, et les espaces verts vastes et accessibles.

On the city : Vidéo


Aquarium de Melbourne
Ce musée aquatique, organisé en salles thématiques, vaut vraiment le détour. On y (re)découvre nos amis les pingouins, toujours aussi attachants, puis les habitants de l'intérieur (marais et cours d'eau douce). Un grand aquarium cylindrique nous présente quelques dizaines d'espèces des récifs coralliens, toutes plus superbes les unes que les autres : en fait, ce ne sont que des prédateurs dont les couleurs ou les formes agréables cachent venins, épines et autres poisons en tous genres ! La face cachée de la beauté ?

La ruée vers l'or
A Ballarat, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Melbourne, nous effectuons un retour dans un pan important du passé récent de l'Australie : la ruée vers l'or !
Et oui, cette région est l'une de celles où de nombreux filons ont été découverts et exploités dès la fin du 19ème siècle. La ville de Ballarat s'est développée autour des premières mines. Européens et ex-chercheurs d'or californiens ont formé le gros des troupes qui ont colonisé ces " champs d'or " !

Un parc d'attraction remet très bien en scène toute cette époque, ou plutôt épopée. Nous déambulons dans des rues dignes des meilleurs " westerns spaghettis ", et pouvons même chercher de l'or dans le ruisseau, ce à quoi Damien se révèle très adroit : il repart avec ses 4 (vraies) pépites ! Et en plus, il participe au coulage d'un lingot d'or (véritable lui aussi) de… 60 000 € ! Surement bientôt un bon parti…

Notre ruée vers l'or: Vidéo


Great Ocean Road
Après la région de Melbourne et nouvellement chargés de " nos " pépites (oui, entretemps, on les a collectivisées), nous reprenons notre route, toujours plus vers l'ouest, en empruntant la " plus belle route du pays ", la " Great Ocean Road ".
Celle-ci mérite amplement sa renommée. Serpentant entre mer (de Tasmanie) et collines boisées, on pourrait se croire sur la corniche, entre Menton et Monaco…(non, pas celle entre Rochefort et Challonnes) !

Mythique : c'est sur cet itinéraire que l'on aperçoit les " douze apôtres ", des formations rocheuses découpées dans le littoral, par érosion des vents et marées. Splendides, les photos parlent plus que tout discours…

Faune
Nous nous posons (et pausons) deux jours dans un camping où nous retrouvons nos amis… les koalas ! A la nuit tombante, on peut même les observer descendre de leur arbre, et, le postérieur se dandinant, partir en promenade. Ce que nous découvrons dans ce camping, à notre plus grande surprise, c'est le " cri " du koala… Que l'on a pris dans un premier temps pour un… cochon ! Cà casse un peu l'image de l'animal, mais on s'y fait !

Dans un autre camping, quelques centaines de kilomètres plus loin, chaque arbre est une réserve d'oiseaux à lui tout seul ! Entre cacatoès (les blancs à crête jaune) et kookaburras (au rire de mouette de Gaston Lagaffe), c'est un concert ininterrompu aux lever et coucher de soleil. Et une pluie de… fiente ! Et bien sûr, nous avions installé nos tentes… sous les arbres !

CACAtoès : Vidéo


Y'a pu d'saisons ma bonn'dame !
Tout le monde ici en témoigne, en Australie aussi, le printemps peut être " pourri " !
Au vu de cet état de choses, nous accélérons notre itinéraire et partons vers le centre rouge, au cœur de ce pays continent, en plein désert ! On espère bien y profiter du soleil…
D'ailleurs, on nous annonce déjà un réveillon de Noël sous 50°C ! A vos bonnets !


La suite … dans le Centre Rouge !




Melbourne



Et oui, déjà !





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Sur la route de Mad Max !!!
(pour noël)

Australie, What a wonderful world !
Article écrit le 27 novembre 2008



Araignées, crocodiles, requins, méduses et serpents,
nous avons l'oeil alors mef ..
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Australie - Blue Mountains & Jervy's Bay
du 18 novembre au 25 novembre 2008




Vol 714 pour Sydney

Nous y voilà ! Nous posons notre premier pied sur ce pays-continent. Quatorze fois plus grand que la France, mais trois fois moins peuplé ! Pas moins de cinq climats sont représentés ici.
A peine arrivés, en milieu d'après-midi, nous retardons nos montres de 2 nouvelles heures (soient +10h par rapport à Massy) et prenons possession de notre nouveau bolide, Kia de son petit nom. Là encore, le volant est à droite, et on se risque donc à s'engager sur les voies de gauche. Bien nous en prend, car ils sont des millions à quitter Sydney, c'est l'heure de pointe… autrement on se serait fait remarquer !


Les " Blue Mountains "
Direction plein ouest, pendant une bonne centaine de kilomètres. Nous nous mettons en quête d'un camping et nous posons à Blackheath, petite bourgade du parc nationaldes " Blue Mountains ".

Cette superbe région est traversée de deux larges vallées-canyons, et est complètement recouverte de forêts composées principalement d'Eucalyptus. Les vapeurs dégagées par ces derniers génèrent une brume permanente légèrement bleutée, d'où le nom des " Montagnes Bleues ".

Les points de vue sont à couper le souffle. Entre autres, nous restons bouche bée face aux " Three Sisters ", ces formations de grès accumulé pendant des millions d'années et maintenant soumises à l'érosion du vent et des précipitations. Cette splendeur géologique est sans conteste le joyau de la région, mais n'en donne qu'un aperçu.

Le parc est aussi irrigué de dizaines de petits cours d'eau, chacun y allant de sa petite cascade, plus ou moins vertigineuse, au moment de rejoindre le canyon. Outre les points de vue, le parc offre toute une gamme de sentiers, un vrai paradis pour les marcheurs !

Blue Mountaine en musique : video


La Faune, premiers contacts…
Lors d'une de nos promenades dans un sous-bois, enivrés d'effluves d'eucalyptus, nous croisons un premier couple d'oiseaux (genre perroquets) bleus et rouges ! Incroyable, des perroquets en liberté dans la forêt !
Et puis nous entendons des cris moqueurs, y-aurait-il des singes ? Non, il s'agit en fait de Kookaburra, des martins-pêcheurs locaux, dont le chant ressemble à s'y méprendre à un ricanement humain… Nous en rencontrerons à profusion par la suite.


Quant à Damien, il a probablement établi un vrai contact avec une " Red Black " qui lui est tombée sur la main ! Les red blacks sont des araignées locales dont la blessure " est très douloureuse, affecte la totalité du membre mordu et provoque une transpiration excessive, hypertension et contractions musculaires… " ! Heureusement, il a eu le reflexe de l'envoyer aussitôt explorer le monde quelques mètres plus loin ! Sans délicatesse, cela va sans dire, il en a encore des contractions quand il y repense…

Nous croisons aussi beaucoup de Cacatoès. Cette sorte de perroquets tous blancs avec une crête survole régulièrement nos têtes ou picore sur les bas-côtés de la route.


Scenic World
Nous passons quelques heures et pique-niquons dans ce jardin botanique, auquel nous accédons par le funiculaire le plus raide du monde (un passage à 52% ! Bruno n'en mène pas large…), et remontons plus tard par un téléphérique du même genre.
Eucalyptus, térébenthines, herbes du diable, fougères et lianes en tout genre décorent cette forêt subtropicale tout au long du chemin tracé au pied d'un canyon, et sur les restes d'anciennes mines de charbon.


Climétéo
Toute la région est de l'état des New South Wales, où nous nous trouvons, est sous un climat de type subtropical. Aussi, la météo étant capricieuse, nous quittons les Blue Mountains pour rejoindre la côte est, et la longer en direction du sud. Objectif : retrouver un climat océanique tempéré, avec un " vrai " printemps, et peut-être des nuits un peu moins fraîches !


Pas fute-fute, notre " Petit Futé " n'est pas très loquace sur cette côte et nous jetons notre dévolu, presque au hasard, sur la baie de Jervis, à une bonne centaine de kilomètres au sud de Sydney.


Jervis Bay
Superbe ! Ses eaux claires, ses millions de coquillages, son sable blanc… et ses perroquets ! Tout y est pour nous transporter…aux Caraïbes !
Et oui, ses perroquets ? Des dizaines, des centaines, que dis-je, des milliers qui gazouillent, qui volent au dessus de nos têtes (voire même s'y posent pour certains !) passant d'un arbre à l'autre, ou nous mangeant dans la main. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les couleurs… Et çà piaille, çà roucoule, çà ricane ! Un vrai concert printanier !
Ce tumulte ne nous empêche pas de profiter de la plage, et d'un premier vrai bain d'eau de mer (sinon, si, si, on vous rassure, il nous arrive de nous doucher). Certes, 14° dans l'eau, c'est frais, mais comme nous n'avons pas vu de requins, nous n'avons pas pu nous retenir !

Perroquets de toutes les couleurs : video


Skippy
Damien, alias " Crocodile Dandy ", flânant le long de la plage, se retrouve face à face avec…
…son premier kan-gou-rou ! Celui-ci est en train de grignoter sa popomme tranquille et ne semble pas apeuré le moins du monde par notre girafe française ! C'est-y-pas trognon ? Damien hèle aussitôt Mamarazzi qui vient shooter la star, sans flash, puis hèle Pépère, qui s'était laissé aller à feuilleter un de ses ouvrages sans images en se séchant au soleil.

Tout le monde est en extase devant cet animal local, qui l'est aussi devant nous ! La scène se prolonge plusieurs minutes au plus grand plaisir de chacun.
What a wonderful world !

Notre kangourou: video


Site Web
De même que lors de notre séjour en Polynésie, notre mode d'hébergement, à savoir le camping, ne nous facilite pas les mises à jour fréquentes et up-to-date du site. Accès difficile à l'électricité pour recharger la machine, côté mal pratique de saisie au fond de la tente pour ne pas se faire repérer et risquer ensuite un vol, rareté des cybercafés en ces contrées peu urbanisées de pays développés… Mais " don't worry " (comme on dit ici, c'est la phrase préférée des australiens), on ne vous oublie pas et on compte sur votre indulgence.


La suite … sur la côte sud !

 



Tous plus beaux les uns que les autres

Notre premier Kangourou ou Wallabi !


Notre premier Koala