"Estar entre San Juan y Mendoza"
Article écrit le 4 aout 2008





Région de Mendoza, la montagne !
Du 17 au 28 juillet


Route du Chili

Cette expression, parait-il vieillotte, désigne un certain état de sobriété.
Elle trouve probablement son origine dans le faite que la région pèse 80% de la production de vin du pays, pourtant 5è producteur mondial (et 3è consommateur !).
Pour cette dernière décade en Argentine, nous avons loué une voiture (une étincelante GOL rouge… au début...) pour librement surfer d'un coin à l'autre, car ici tout est loin de tout.


Vinos
Les paysages alignent une bande de 2.000 km de long de vignobles, tout au long de la Cordillère, sur fond de sommets Andins. Superbes ! Cette configuration assure une grande variété de vins, autant que de terroirs et de climats.
Ici l'âge ou l'année d'une bouteille ne sont pas très importants, c'est plutôt le cépage qui compte. Et principalement on y trouve du Malbec, du Cabernet Sauvignon et de la Syrah. Par esprit d'équité, on a tout essayé !


Potrerillos
On s'arrête quelques jours dans une cabana, sorte de petit chalet en bois plus ou moins confortable et surtout plus ou moins bien chauffé… (on veut dire avec ou sans radiateur). Nous sommes prés d'un lac de la pre-cordillère, encore peu investie d'infrastructures touristiques. Nous arpentons les environs, les kilomètres s'enchainent vite car les routes sont… rares et les points de vie éloignés de 50 km minimum.


Penitentes - Upsallata
Penitentes est LA station de ski andin la plus proche de Mendoza.

Les tarifs d'hébergement étant prohibitifs, on s'installe à Upsallata à 70 km, qui n'a d'autres charmes que d'être la base de ravitaillement locale (pas de banque à moins de 100 km par exemple…). On monte à Penitentes passer une journée à dévaler les… 4 PISTES entre neige et soleil ! Nouveau bonheur on a skié sur la Cordillère des Andes et ceci à quelques kilomètres seulement de l'Aconcagua, le plus haut sommet de la chaîne : 6.959 m !


Mécanique
Une courroie de l'étincelante Gol rouge (de distribution ??) marque des signes de faiblesse et part en lambeaux au fil des kilomètres… Nous coupons donc (aux ciseaux de couture de Marie) lesdits lambeaux au fur et à mesure qu'ils claquent sur les autres pièces du moteur. Le loueur a semblé comprendre les onomatopées de Bruno au téléphone..., et nous remplace la voiture quelques heures plus tard par une autre GOL mais BLANCHE. Ouf !


Le Manzano Historico
Nous faisons une courte escale à Tupungato au pied du volcan du même nom. L'état de la flotte de véhicules ne nous met pas en confiance et nous incite à poursuivre notre chemin. Nous parvenons finalement au village de Manzano historico, où nous passons nos deux dernières nuits en Argentine dans une cabana de luxe (on veut dire avec 1 radiateur).

Pour la petite histoire ce village existe, avec un musée, un mémorial et tout et tout… parce que San Martin, Le Libérateur National du joug colonial, s'y est arrêté quelques heures pour s'y reposer sous un pommier ! Il ne reste du fameux Manzano qu'une branche sous verre exposée au musée local…


Dulce de leche
Cette douceur de lait pèse, en production annuelle, 110 000 tonnes ! Du lait, du sucre, et vous obtenez le caramel liquide local qui est omniprésent : dans les pâtisseries, yaourts, confiture, bonbons, glaces… Immanquable, les ménagères nous accostent dans les supermercados pour nous le recommander !


Inventaire et sacs à dos
Un premier bilan du contenu de nos sacs s'impose.

Il ne nous a jusqu'à présent rien manqué (juste l'achat d'une paire de mocassins à Buenos à Aires pour … Marie-Lise), on déplore encore peu de pertes : 1 pull de Damien dès Londres, 2 paires de chaussettes par la lavanderia (laverie) de San Ignacio et pas plus d'1 écharpe par semaine…
Notre compte de vêtements et les dimensions de nos sacs à dos s'avèrent bien dimensionnés (cf. rubrique préparatifs). Malgré quelques menus souvenirs choisis pour leurs poids et volumes restreints, nous parvenons encore à fermer nos sacs d'une étape à l'autre. Seule la valise a tendance à prendre un peu d'embonpoint au fil des semaines (difficile de jeter des livres… si si on va le faire… oui oui on va être obligé).


Bye bye Argentine, Mendoza - Buenos Aires - Pérou (Lima)
Lundi 28 juillet 2008

Quelques péripéties et un peu d'adrénaline marquent cette journée.

On arrive à l'aéroport de Mendoza 40mn APRES la clôture de l'enregistrement des bagages… Ouf, Bruno s'est trompé d'une heure, et dans le bon sens ! Mais, suite à un mouvement social de la compagnie aérienne, le vol est supprimé. Après 4 heures d'attente, nous embarquons enfin pour Buenos Aires. Là, c'est la guerre entre les passagers car les grèves (3è jour d'affilée) mettent tout le monde dans un état de sur excitation, les nerfs craquent, il y a de l'ambiance dans l'aérogare. Nous partons avec, seulement, 2 heures de retard et nous arriverons tout compte fait à 4 heures du matin, local, le lendemain à Lima.


La suite… aux cités d'or !


 


A bord de la nouvelle Gol !


On the road ...

... Near the road...

Hôtel Tupungato

Le ski dans les Andes, un rêve

Au retour, concert !


Photos prises en 1 seule journée !!


Grèves a l'aéroport de Buénos Aires...
   

Bon Air !
Article écrit le 22 juillet 2008




Buenos Aires, Capital Federal
Du 8 au 17 juillet

Après 3 semaines en province, nous voici de retour à la Capitale, littéralement la ville du " Bon Air ". Certes, l'atmosphère a dû évoluer depuis 1536, date de sa première fondation, maintenant que l'agglomération concentre un tiers des 39 millions d'argentins. Mais nous ne sommes pas complètement dépaysés, notre passé d'ex-parisien nous y aide substantiellement !

De notre base arrière, un appartement loué la semaine précédente en plein cœur du quartier de San Telmo, nous organisons notre séjour entre sorties dansantes et visites successives des principaux quartiers.


San Telmo, notre quartier
Actuel fief du Tango (né à la Boca), royaume des antiquaires, ce quartier devenu populaire nous accueille cette semaine. Les maisons sont plutôt jolies, toujours basses, un ou deux étages au plus, les commerces très présents, des petits passages, des terrasses de café, un beau mélange !

Les jours fériés et le dimanche, le quartier accueille la feria où danseurs de Tango et antiquaires envahissent la place Dorrego et ses rues adjacentes. Le-bon-heur !



Plaza de Mayo
Face à la Casa Rosada (le siège du gouvernement, actuellement celui de Cristina Kirchner), cette place est le cœur de la ville et la scène de toutes les revendications et de tous les événements politiques importants du pays.
Entre autres, c'est là que les mères des disparus (certaines estimations les chiffrent à 30 000) sous la dictature militaire (1976-83) continuent de se rassembler chaque jeudi. Souvenons-nous aussi.


Swingo-rock
Comme certains sont impatients, allez, maintenant un petit mot sur la danse !
Tout d'abord, nous n'avons eu aucune difficulté à nous rappeler que Buenos Aires est LA ville où est né le Tango. Entre démonstrations de rue, placards publicitaires de cours à tous les coins de rue, fonds sonores des boutiques, salles de tango-shows, posters de couples enlacés, objets dérivés… partout et tout le temps, tout s'y rapporte.

Côté Rock'n Swing, il y a pléthore d'associations et écoles, et toutes celles que nous avons contactées ont répondu " présent ". Tout particulièrement, un grand merci à Rafael d'une part, et à José et Luciana d'autre part. Nous avons ainsi pu participer à un cours de rock, un autre de Lindy, et à une soirée Swing avec orchestre !...
Petite anecdote : ici, une séance de cours partage la salle entre… 3 cours simultanés ! Un prof à chaque extrémité de salle, un autre au milieu, et c'est parti ! Pas de micro, une sono commune, et c'est… bondé !

Soirée Happy Feet : Danse un jour danse toujours !
Vidéo (cliquez) - 2mn15



Rencontre
Nous avons la joie et la chance de pouvoir rencontrer celui qui, grâce à son sens aigu de l'observation et son humour, anime la toile francophone locale d'une verve sans pareille ! Nous voulons dire, le Petit Hergé !.... clap ! clap ! clap !
Si vous voulez tout savoir, ou presque, de Buenos Aires de l'Argentine à travers les yeux d'un français, régalez-vous sur www.lepetitherge.net


Commerce
Pour une ville de cette dimension, nous sommes surpris de la densité de petits commerces. Chaque cuadra (une longueur de pâté de maison) dispose de son kiosco (cartes téléphoniques, confiserie, chips…), de sa carniceria (boucherie), de sa ferreteria (droguiste) et de son petit supermercado et assez souvent de sa farmacia. C'est agréable, chaque quartier a ainsi conservé son âme. La grande distribution a bien essayé, ici aussi, de changer cela, mais sans trop succès jusqu'à présent.

Insolite : De ruelles en ruelles, Buenos Aires
Vidéo (cliquez) - 5mn56



La tradition du Maté
C'est LA boisson locale, ainsi qu'aux Paraguay et Uruguay voisins, héritée des Guaranis. C'est un genre d'infusion qui se boit dans une petite calebasse, à base d'une herbe produite dans les Misiones, la Yerba Mate. Le côté pittoresque, c'est qu'elle se boit à l'aide d'une pipette équipée d'un filtre, la bombilla. Ici, la plupart des gens en consomme à longueur de journée, et se ballade donc avec tout l'attirail nécessaire : la bombilla et la calebasse, le sachet de Yerba Mate, et moins discret, la thermo d'eau chaude ! Partout, on peut s'approvisionner en eau chaude pour 1 à 2 pesos.

Vous vous doutez que calebasses et bombillas équipent tous les rayons de toutes les boutiques dignes de ce nom… du kiosco au supermercado en passant par les boutiques de souvenirs.

Carte postale : Quartier de la Boca
A deux pas du stade mythique des footballeurs de Boca Juniors, ce quartier d'anciens immigrants italiens est haut en couleurs. Au sens propre. En effet, au siècle précédent, les dockers et marins utilisaient les fonds de pots de peinture à bateau, et le quartier perpétue cette habitude. Une atmosphère populaire, une ambiance de Place du Tertre (Montmartre)…

Au fait, en Argentine, le football à 11 est moins pratiqué que ses autres formes avec moins de joueurs (9, 7 ou 5), celui qui emporte la palme, et de loin, étant le Futbal 5. On en trouve une multitude de planchas couvertes ou en air libre.


Hep taxi !
Incroyable, on a l'impression qu'il y a plus de taxis que de voitures ! Mêmes dans les rues les plus sombres des quartiers les plus reculés, on lève le bras et dans les 20 secondes qui suivent, on a une voiture ! Bon, ensuite, il faut s'accrocher…Rassurez-nous, Fangio n'était pourtant pas argentin ?


Insolite : Bientôt dans le métro de Paris !
Vidéo (cliquez) - 1mn

Cours de Damien
C'est là qu'on comprend vraiment les encouragements d'une amie à notre projet, ponctués d'un " …surtout avec un ado ! ".
Le rythme des séances quotidiennes tient bon. Damien subit son cours matinal avec Marie-Lise ou Bruno, selon les matières, et fait ses devoirs en solo en général en fin d'après-midi.
Souvent entre soupirs, quelques grossièretés malencontreusement mal retenues, bouderies…, certes, mais on avance sur le programme de 3ème, on tient bon !


Adios Buenos Aires !
On repart de cette grande ville avec des images plein les yeux, des odeurs plein les narines, du bruit plein les oreilles… et des souvenirs plein la tête. Nous nous sommes sentis chez nous, pas été très dépaysés par cette ville, capitale d'un pays qui est le fruit de vagues d'immigration… Tout ce qu'on aime ! On dit que certains sud-américains descendent des Incas, d'autres des Mayas, et les argentins… du bateau !

La suite… du haut de la montagne !

 


A l'affiche à Buénos Aires !!

Quartier de San Telmo

Buénos Aires

San Telmo, notre appartement se trouve là !

Qui sera l'heureuse élue...?
 
   
Eaux Grandes !
Article écrit le 14 juillet 2008




Iguazu, Région des Misiones
Du 28 juin au 8 juillet

Iguazu signifie eaux grandes en Guarani !

On ajoute 5h à notre compteur d'autocar argentin pour pousser à l'extrême nord-est du pays, dans la ville touristique d'Iguazu. On déniche rapidement un hôtel tranquille, à quelques pas du terminal de bus et à 10 minutes à pied du centre ville.

La ville d'Iguazu ne présente pas de charme particulier. On sent la station touristique à tous les coins de rue : boutiques de souvenirs, vendeurs à la sauvette, agences de tourisme local plus nombreuses que les boulangeries… Le parc naturel voisin assure à coup sûr le développement de cette petite ville de 35 000 habitants. On observe à notre hôtel que l'ensemble des touristes, nationaux ou étrangers, ne font qu'une courte halte d'une ou deux nuits, probablement le temps de faire un saut aux chutes…
Le lendemain de notre arrivée, la météo a le bon goût de se mettre au beau fixe pour toute la durée de notre séjour, c'est dire à quel point cette bourgade respecte le touriste ! En tout cas celui d'origine angevine…

Malgré ce côté un peu " taillé pour le tourisme de masse ", la vie quotidienne reste abordable, nos consommations de base, fruits et légumes, viande et lavanderia sont très honnêtes (prix environ 4 à 5 fois moins élevés qu'en France). On s'y sent rapidement comme chez nous, le repérage dans le centre se fait toujours aussi simplement (les rues forment un quadrillage à la nord-américaine, comme vraisemblablement partout en Argentine), les commerçants nous reconnaissent assez vite…

Selon certain guide, le quasi unique attrait de la ville résiderait dans le point de vue des 3 frontières (Hito de las tres fronteras), un peu excentré et d'où on peut voir la confluence du fleuve Iguazu dans le rio Parana. On fait la balade, mais cela ne nous laissera pas de traces indélébiles…

Les chutes
Les images parlent mieux que tout discours !
A savoir tout de même, le site, classé patrimoine naturel de l'humanité (Unesco) depuis 1984, est à l'intérieur d'un parc national, situé en pleine jungle tropicale.
Les chutes sont sur le fleuve Iguazu qui prend sa source 500 Km plus amont, au Brésil. Elles sont sur le territoire argentin, mais comme le fleuve sert de frontière, elles sont aussi visibles dans leur ensemble de l'autre rive… au Brésil.
Leur particularité ? Plus hautes et plus larges que les Niagara Falls, rien que çà ! 275 chutes (oui, oui, y'a pas de faute de frappe…) se succédant sur près de 3 Km et dévalant de 70 mètres !... Un bruit assourdissant, une impression d'infinité, de force naturelle… Respect !

Merveille du Monde : Les chutes
Vidéo (cliquez)
- 4mn15

De plus, le site coté argentin est particulièrement adapté à la visite : on approche de très près (parfois beaucoup trop au goût de Bruno…) des points de vue inoubliables, sur des passerelles métalliques installées de sorte à ne pas dénaturer la vue du site. Chapeau !


Moquons-nous : Un journée ép(r)ouvante pour Bruno....
Vidéo (cliquez) - 1mn30

La jungle, habitat naturel des Guaranis
On s'imprègne des rudiments de culture Guarani (indiens locaux) avec Jorge, de père indien et de mère elle-même fille de Gaucho. Sa culture de la faune et de la flore de la jungle, ainsi que ses vertus médicinales, il les tient de voie orale par son père. Par contre, pour apprendre à monter à cheval, en tout cas à Marie-Lise, Jorge n'est pas le meilleur, son grand-père maternel doit blêmir… Il est étonné d'apprendre que les mangues ne poussent pas en France !

Le million d'indiens Guaranis qui peuplaient la région est aujourd'hui réduit à 13 000 âmes. La communauté a toutefois su préserver sa culture en cloisonnant ses rapports avec les intrus coloniaux. La coutume est toujours là même : les femmes choisissent leur mari entre leur 12ème et leur 14ème année. L'élu ne peut en aucun cas refuser. Après le 14è anniversaire c'est le chef du village qui choisi ! Elles mettent au monde une moyenne 9 enfants et accouchent toujours là où elles le sentent (en aucun cas à l'hôpital où elles ne font qu'une unique visite de contrôle pendant leur grossesse), et en une heure maximum, montre en main !
Jusqu'à 7 ans, les enfants vont à l'école Guarani/Espagnol, puis intègrent le système scolaire national.
Ils vivent désormais par petits groupes dans des maisons de fortune au milieu du peu de nature qu'il leur reste. Ils ont l'électricité, captent la télé mais vivent avec très peu, il ne faut pas se le cacher, se sont les plus pauvres des environs. Nous apprenons par la suite que le plus fort taux de suicides en Argentine est auprès des guaranis....

Moquons-nous : Le cheval, ami de Marie-Lise ?
Vidéo (cliquez)
- 1mn30

Rencontre avec le Lycée d'Iguazu : Bachillerato 23
Lors de nos recherches d'associations pour le volontariat international, nous faisons la connaissance d'une professeur qui nous convie à un entretien avec une classe en filière Tourisme. Lorsque nous parvenons au rendez-vous, nous sommes mis face à une quarantaine d'adolescents de 16 ans et plus qui nous harcèlent de questions sur la vie en France. Tous les sujets sont passés en revue : un peu de géographie (Angers, Pays de Loire…), modes de vie (qu'est-ce qu'on mange, est-ce qu'on a une voiture…), l'économie (salaires moyens et minimum, la sécurité sociale…), l'éducation (système scolaire, volumes d'heures quotidiens….). Damien est sujet de convoitises !
Prise de conscience : ce 4 juillet, à l'heure où ils partent en vacances… d'hiver, ils découvrent que nos chérubins sont, eux, en grandes vacances d'été !
Leur établissement est utilisé sur 3 créneaux horaires pendant 5 heures d'affilée afin d'optimiser au plus les lieux. De 6h à 11h le matin pour une classe d'âge, de 12h à 17h pour une autre et enfin de 18h à 23h pour une dernière. Le respect du rythme de vie, c'est quand on a le temps… et les moyens d'y penser !

A l'issue de cette séance de 90 minutes, très dense, tout le groupe nous fait visiter l'établissement dans la bonne humeur générale. Les quelques salles sont réparties sur 2 niveaux autour d'une cour. Le manque de moyens est évident : matériel en piteux état, pas d'électricité partout, fuites d'eau, maigre bibliothèque…

La curiosité de ces ados, leur soif de vivre, leurs sourires nous ont touchés. Cet entretien restera un temps fort de notre périple. On reste en relation avec l'enseignante, on lui enerra des livres à notre retour.

Animaux
Des Pumas, crocodiles, serpents et vilaines araignées ont élu domicile dans cette région mais nous n'en n'avons pas vu un seul. Par contre énormément d'oiseaux colorés et de papillons croisent notre route. C'est ainsi que nous faisons connaissance avec le Coatie... La jolie photo du "Coatie" en entête de cet article vous a surement charmée... et bien que nenni, ne vous y trompez pas, ces petites bestioles sont des voleuses ! Lors d'une de nos journées au parc national d'Iguazu, un Coatie nous a déchiqueté un sac et est parti en grognant avec notre paquet de gâteaux.... heureusement ce n'était pas un kouing-aman !

Insolite : Au voleur !
Vidéo (cliquez)

Scène de vie : les autocars
En préalable, il est nécessaire de savoir que tous les moyens de transport collectif sont privés en Argentine. Héritage de l'ère Carlos Ménem (celui qui a tout privatisé…). Le métro, les bus de ville, les cars inter-villes en province, les trains, tout appartient à des compagnies privées…qui se tirent la bourre !

Sur nos trajets en province (San Ignacio / Posadas, ou au départ d'Iguazu vers le Brésil, le Paraguay ou le Parc National des chutes), il suffit de lever le bras et le premier car qui passe freine des 4 roues pour s'arrêter et nous faire monter avant le véhicule concurrent qui suit pas très loin derrière. Cà change un peu notre habitude !

Une fois à l'intérieur, il y a un receveur, en sus du chauffeur, qui parcourt l'allée centrale et encaisse le prix du trajet. Son agilité à se mouvoir et à conserver son équilibre est surprenante, car son collègue aux commandes, lui, fait son travail : accélérations/freinages enchainés, dépassements de tout de qui pourrait le ralentir (autres autocars à la mécanique moins performante, camions surchargés, Peugeot 504 en milieu de vie…) et le cas échéant en frôlant par le centre de la voie, le véhicule qui arrive à contre sens…
Sans compter les arrêts-dépose de tous marchands ambulants toujours prompts à proposer de quoi agrémenter le voyage (même court) des passagers : vente de gâteaux, boissons, chiquitas…etc. Le portrait serait incomplet si on ne citait pas l'incontournable distribution de bonbons par le receveur !

Mention spéciale : lors de l'attente des autocars comme des bus de ville, les gens se mettent naturellement en file indienne, et la montée s'effectue sans bousculade, les uns après les autres. Cà aussi on n'a pas l'habitude…

Une exception à la frontière Argentine : les autocars faisant le trajet pour aller au Brésil ou vers le Paraguay sont bondés de voyageurs, mais aussi de bagages (affaires un peu personnelles, mais surtout petit commerce en tous genres…). Et lors du passage de la douane argentine, les autorités font descendre tout le monde, contrôlent individuellement les passeports et jettent un œil aux paquets restés dans le bus. Là, qui perd sa place… perd sa place ! Donc, c'est la guerre… Chacun essaie d'être le premier descendu… pour être le premier remonté et finir le trajet… assis ! Nous avons élu les paraguayennes " les meilleures faufileuses " du triangle des 3 frontières !


A suivre, dans quelques jours, Buenos Aires.../...
Les ruelles colorées, de Dulce Leche, le Tango, le Métro, les devoirs de Damien...

 



Coatie, Parc National d'Iguazu

Iguazu, Bomberos (Pompiers)

Bon Anniversaire Frèro !


Les Argentins en raffolent, moins de 5 cm de haut ce n'est pas du gâteau !

Dans le bus, retour du Paraguay

Iguazu


Découverte de la fôret et
des coutumes Guarani


En Taxi à Buénos Aires


Premiers pas sur le continent Sud Américain
Article écrit le 23 juin 2008



Paris-Buenos Aires (via London, UK & Sao Paulo, Brazil) - Mercredi 18 juin
LE jour J… A-y-est, on y est, on y va, c'est parti ! Youhouuuuu !

Bon, on a choisi de commencer franchement, par un petit trajet de 22h, dont 12 entre Londres et l'escale de Sao Paulo. Tant qu'à faire, soyons sérieux tout de suite ! Faisons les choses entièrement.

Buenos Aires (Jeudi 19 juin)
L'arrivée à Buenos Aires, vers 10h (locales) du matin se fait l'esprit un peu brumeux, les jambes engourdies et… la tête sous la pluie ! Ce n'est pas une surprise totale, l'Argentine étant située dans l'hémisphère sud, juin correspond au début de l'hiver, et nous ne regrettons pas nos doudounes.
A la sortie de l'aéroport, nous déclinons les offres des chauffeurs de taxi (pas tous officiels) et choisissons le bon vieil autocar local qui va nous déposer dans le centre… deux heures plus tard !
En bons routards amateurs, nous n'avons bien sûr rien réservé mais jetons notre dévolu sur une adresse conseillée dans notre guide (en l'occurrence le Petit Futé 2006), et qui affiche " complet ". Dès lors, pour garantir la nuit sous un toit, nous prenons finalement le premier établissement proposant une chambre triple, libre, et dans notre budget !
Bon, elle n'a pas de fenêtre, mais c'est pour dormir, non, pas pour le paysage !...

Le reste de l'après-midi est consacré à un aller-retour à la gare routière pour réserver les places de notre trajet à venir vers la Mésopotamie argentine. C'est aussi le prétexte à la découverte du métro de Buenos Aires, le premier d'Amérique latine (1913) et dont une ligne a conservé les rames en bois d'époque ! Estupendo !

Départ pour la région des Misiones
Vendredi 20 juin, 18h, gare routière de Retiro, Buenos Aires
C'est le départ en autocar pour un bon millier de kilomètres… de nuit ! On ne sait pas encore si c'est mieux, la nuit, car la réputation des conducteurs argentins nous fait pâlir à l'avance. Et au fait, pourquoi nous obligent-ils à fermer les rideaux ? Tous les rideaux...
Par contre, côté équipement et services, nous sommes servis : colectivo (autocar) à 2 étages, en classe semi-cama (pour les lecteurs de formation technique, précisons qu'il s'agit de sièges dont le dossier s'abaisse de 90 à… 160 degrés), dîner servi à la place, écrans vidéos où s'enchainent des chefs-d'œuvre américains sous-titrés en argentin et… plein pot les décibels !
Unique inconvénient : ils ne font pas de tests de ronflement pour les passagers, Marie-Lise pourra vous en parler plus longuement…

La Mésopotamie (du grec " entre deux fleuves ") argentine est la région située au nord-est du pays, coincée entre les fleuves Uruguay à l'est, Paraná à l'ouest (4000 Km, 2ème plus grand d'Amérique latine, après l'Amazone) et Iguazu au nord. Les pluies son abondantes l'été (ici de décembre à mars) et comme il fait moins chaud l'hiver (avril à octobre), c'est donc moins humide, donc c'est la saison haute… qui commence bientôt ! Il était temps qu'on passe !
Cette région est divisée administrativement en 3 provinces, dont les Misiones, la plus au nord, encastrée entre Brésil et Paraguay.

Les premières pages de la colonisation de cette province, où vivaient des indiens Guaranis, ont été écrites par des jésuites. Ces derniers s'y sont établis pacifiquement, à partir de 1609, et ont fondé une trentaine de missions, las reducciones, devenues au fil des ans de véritables entités autonomes de transmission de savoirs, et économiquement puissantes… ce qui ne pouvait durer, et s'est tragiquement terminé en 1767.

Film "The Mission"
N'hésitez pas à voir, ou revoir, le film The Mission (Palme d'or Festival de Cannes 1986) avec entre autres Robert de Niro. L'action se déroule dans cette région.


Village de San Ignacio
Région des Misiones - Samedi 21 juin

Ouf ! On a trouvé notre nid pour les prochains jours… Une mignonne hospedaje tenue par de probables descendantes d'immigrants allemands de la fin du 19ème siècle. On soulage nos corps des 60 Kg de bagages, et… on-se-pose !

Dans l'après-midi, quand même, première visite-découverte du village, au charme indiscutable. Visite des ruines de la mission jésuite.

Le site est déclaré Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco. Un micro-musée introduit le sujet, puis nous passons à la découverte des pierres (d'origine ou récemment restaurées) retraçant le cadre de ces implantations.

Insolite : Pourqoui s'embêter de normes de sécurité ??
Vidéo (cliquez)

Ville de Posadas
Région des Misiones - Lundi 23 juin

On revient sur nos pas d'une cinquantaine de kilomètres (en bus local, maintenant c'est sûr, si vous aviez encore un doute, on aime) pour se rendre à la ville : Posadas, capitale régionale des Misiones.
Magie : on y trouve des cartouches de gaz pour notre réchaud… on va pouvoir continuer à se sustenter !
Premier contact : avec la frontière paraguayenne, matérialisée par le fleuve Paraná (on va voir ceux qui suivent : il est long comment, ce fleuve ?). On a l'impression d'un lac, tellement l'autre rive parait hors de portée.
Mythe : on l'a vu, on l'a touché, on l'a même mangé ! Non, la qualité du bœuf argentin n'est pas un mythe, il fond vraiment dans la bouche !


Insolite : Un petit tour dans les rues de Posadas !
Vidéo (cliquez)

A suivre, dans quelques jours, les chutes d'Iguazu…/…



Buénos Aires

San Ignacio, Misiones

San Ignacio, Misiones


San Ignacio, rue de notre Hôtel !