Suite des Chinoiseries !
Article écrit le 30 avril 2009




Région du Yunnan, Ouest de la Chine - du 17 au 27 avril 2009


Arrivée à Dali
Après une nouvelle nuit de train, on débarque à 7h du matin dans la gare de la ville nouvelle (Xiaguan), et un taxi nous fait parcourir les 20 derniers kilomètres jusqu'à notre hôtel. Celui-ci est en retrait de la vieille ville, c'est-à-dire " au calme " de cette localité particulièrement touristique, et on s'y sent tout de suite " comme à la maison ". Les chambres sont spacieuses, claires et propres. Elles donnent sur une cour fermée, où, comme pour confirmer notre impression, la patronne qui nous accueille nous offre le petit-déjeuner : des fruits frais au yaourt… Damien adore !

De la terrasse, nous avons une vue partielle sur le lac Erhai Hu (1 900 mètres d'altitude), et surtout sur les montagnes qui l'entourent, les Monts Vert Jade qui culminent à 4000 mètres. Le spectacle est grandiose, d'autant que ce premier jour, un soleil radieux est de la partie.


Séjour à Dali
Les jours suivants voient alterner soleil et pluie, ce qui ne nous empêche pas d'errer au hasard des ruelles pavées de la vieille ville. Celle-ci a été refaite, pardon " restaurée " comme on dit ici, mais " à la chinoise "… Cà a du charme, mais c'est un peu surfait : il reste peu de traces anciennes, de l'époque où cette grosse bourgade était une capitale. En effet, pendant 5 siècles, Dali était la capitale du royaume de Nanzhao, celui du peuple Bai, qui a tenu tête aux empereurs chinois successifs.

La ville est parcourue de milliers de touristes chinois, qui descendent ici en autocars avec des agences, photographient tout ce qui bouge ou pas (même nous !), et repartent pour l'étape suivante.


Excursion vélo
De Dali, nous louons des vélos et en route pour le lac, à 2 kilomètres d'ici. Il fait beau, chaud, et la route à travers les paysages agricoles est bonne et agréable.
Nous comptions emprunter un ferry pour nous rendre sur l'autre rive, mais les tarifs prohibitifs qui nous sont annoncés (notre couleur de peau, peut-être ?) nous font changer de plan. Finalement, nous longeons le lac à travers les ruelles de petits villages poussiéreux et odorants… authentiques quoi ! On rentre fourbu, le visage tanné et le postérieur endurci, mais le cœur satisfait de cette mini-excursion.

Autour de Dali : Vidéo


Thé
Il est difficile de ne pas se rendre compte de l'importance du thé en Chine. C'est vraiment la boisson nationale. Dans les rues, une boutique sur dix est un magasin spécialisé, appelé " Maison de thé ". La carte de chaque restaurant dispose de deux pages de choix de différentes sortes de thés. Dans les établissements pour les locaux, on s'en voit même offrir une tasse gratuite en guise d'accueil.

Un locataire chinois semi-permanent de l'hôtel (scénariste parait-il, mais, à notre avis, plutôt joueur de Go sur Internet) nous initie à la dégustation de thé. Nous savourons 2 thés, infusés chacun 8 fois et dégustés autant de fois dans un mini-bol… Bol qui ne se lave pas d'ailleurs, sacrilège, on doit se contenter de le rincer !
Tout cela est un peu long, mais pas mauvais même pour des néophytes en la matière. On remarque que l'amertume diminue après chaque infusion, ce qui rend plus agréable la dégustation. Mais quel cérémonial !


Dali à Lijiang
Erreur de débutants, nous n'avons pas acheté nos tickets de bus nous-mêmes, et nous retrouvons pour ce trajet dans un bus de taille moyenne, et aux 3 dernières places. Celles sur la banquette arrière, là où les genoux pénètrent dans le dos du voisin de devant. Si, si, même les genoux de Bruno ! En plus, comme les soutes sont occupées par du fret (il n'y a pas de petit profit), nos 99 Kg de bagages restent dans l'allée centrale, et tanguent d'un côté sur l'autre pendant plus de 3 heures, au gré des virages de cette route de montagne.


Ville de Lijiang (Patrimoine mondial de l'Unesco)
Cette fois, nous jetons l'ancre dans le centre de la vieille ville, dans un hôtel pour les Chinois. C'est plus authentique, on y entend raclements de gorge et crachats.

Lijiang est la ville de la minorité Naxi, d'origine tibétaine et… matriarcale. Et oui, çà existe !
La vieille ville est superbe, et restaurée de manière un peu moins brutale que Dali. Quoique… L'architecture ancienne est préservée, il reste beaucoup de maisons à structure en bois. C'est un dédale de ruelles tortueuses, de canaux, de petits ponts de pierre et de vieilles maisons transformées en commerces.
Les touristes chinois arpentent la ville, ici aussi, en groupes guidés. Fort heureusement, les guides ont abandonné les porte-voix ! Ils ont néanmoins été remplacés en cela par les rabatteurs des commerces qui crient leur slogan en boucle devant leur établissement…


Le Mont Enneigé du Dragon de Jade (Mont Satseto) - 5 500 m d'altitude
Cà fait poète, non ? Et c'est pas fini… Nous allons aussi survoler " la Prairie de la Mer Asséchée " pour atteindre " la Prairie du Sapin dans les Nuages " !

A Lijiang, nous sommes à 2500 mètres d'altitude, aux dernières marches avant le Tibet ! Et à une trentaine de kilomètres, nous nous mêlons (discrètement) aux chinois et empruntons les œufs d'un téléphérique qui nous monte à… 4 506 m ! Le panorama est superbe ! Nous avons vue sur les montagnes alentour et sur un glacier, là, à nos pieds ! Frémissements de plaisir.

Nous pique-niquons les pieds dans la neige, sous les flashs des touristes chinois qui nous photographient ou se font prendre en photo en notre compagnie… la rançon du succès ? Non, l'originalité de nos bouilles pour ces touristes venus de la Chine profonde !

En plus, nous accédons surement au statut de héros pour eux, car nous faisons partie des rares à ne pas utiliser de… bombe à oxygène ! Nous sommes entourés de respirations sonores à la Dark Vador, c'est trop drôle. Et oui, le commerce en la matière est florissant !


Toilettes chinoises

Dans la série des " Reportages de la Vie en Chine ", les toilettes publiques valent leur kilo de… euh, non, rien.
En fait, il n'y a pas de cabines fermées, mais des cloisons à mi-hauteur qui compartiment une longue tranchée dans laquelle se déverse les excréments. Côté pudeur, c'est un peu embarrassant…
Il n'y a pas non plus de chasse d'eau, mais un simple robinet à une extrémité de la tranchée, qui doit n'être actionné probablement que… quotidiennement ! Côté olfactif, les odeurs putrides, côté faune, les mouches !
On y entre de biais, le nez tordu et la respiration coupée. On en sort en courant… reprendre son souffle !


Confucius
Aux alentours de cinq siècles avant JC, devant la faiblesse des rois de l'époque, la Chine est redevenue une organisation féodale, puzzle de royaumes et principautés, en guerre perpétuelle pour leur souveraineté ou leur élargissement. C'est aussi une époque de grandes transformations sociales découlant des progrès de l'agriculture, et aboutissant à l'apparition de nouvelles classes : artisans, commerçants et… hommes instruits (Shi) car l'instruction finit par n'être plus réservée aux nobles.

C'est à cette période, au milieu des désordres sociaux, des nouvelles idées remettant en cause des concepts désuets, que Confucius vit et… réfléchit ! Jusqu'à 30 ans, il étudie, se fait sa carte du monde (sa philosophie de la vie, des points de vue sur l'histoire, la société, l'humanité…). Puis il choisit de consacrer le reste de sa vie à l'appliquer, la propager par l'éducation. Il ouvre son école, ouverte à tous (la première école privée au monde !). Avec ses " disciples " (ses étudiants), son influence grandit. Il occupe quelques fonctions à responsabilités. Il n'a rien écrit directement lui-même, ce sont ses disciples qui ont rapporté ses pensées et paroles, notamment dans les " Entretiens de Confucius ".

Il a beaucoup œuvré pour la bienveillance, la morale, le respect, la gouvernance juste et l'harmonie entre les hommes. Sa sagesse, depuis plus de 2000 ans, a influencé toute la société chinoise de manière très profonde. Même les envahisseurs ultérieurs y ont adhéré, et aujourd'hui encore, l'Occident n'y est pas insensible.


La Gorge du Saut du Tigre : LE Trek
Non loin de Lijiang, le célèbre fleuve Yangsee commence à couler ses eaux jaunâtres d'un méandre à l'autre. Et à 2 heures de route, il s'enfonce entre deux monts s'élevant à 5 500 mètres, dont le Haba Shan, formant une gorge étroite entre les versants opposés. C'est là qu'un tigre aurait franchi le fleuve d'un saut légendaire !

Et c'est là que nous trekkons pendant 2 jours, entre 3 000 et 4 000 m d'altitude. Nous arpentons des sentiers dominant des à-pics vertigineux, au péril de nos vies, franchissant en dérapage des cascades niagaresques. Nous empruntons des sentiers rocailleux pour gravir des heures durant, des pentes raides, barrières défensives naturelles du plateau du Tibet ! C'est magnifique, les tripes sont nouées de plaisir. C'est haut, c'est beau, c'est inoubliable !

Gorges du Tigre, Trek : Vidéo


Touristas
Après Damien qui s'est vidé de tous côtés dans le sud du Yunnan, c'est au tour de Bruno pendant 2 jours de Dali à Lijiang. Puis, pendant quelques jours avant le trek des gorges du Diable, Marie-Lise est elle-aussi à plat ! On se serait bien passé de cette justice…

Sale série ? Nous nous interrogeons sur le fait de pouvoir continuer à nous nourrir en Chine. Tout est tellement sale, jusque dans la préparation de la nourriture et la manipulation des aliments… Du jamais vu, nulle part ailleurs, pendant ce voyage !


Bientôt le retour en France !
Et oui, on commence à y penser sérieusement… Pour Damien l'heure de l'examen de passage en seconde va bientôt sonner. Nous attendons par e-mail les documents d'évaluation. Damien ne cesse de réviser, la pression est là !
On revient sur Paris le 17 juin au soir et quelques jours plus tard sur Angers. Nous allons bientôt acheter nos billets SNCF par le net, ça fait bizarre… Tous nos projets montés en chemin sont au cœur de nos discussions actuelles, c'est aussi l'heure des mini bilans : tu te souviens de…. et lorsque nous avions pris le taxi… olalala et la galère dans cet hôtel… bref tant d'événements vécus durant cette année, tant de promiscuité, de découvertes… on est heureux !

Bientôt, la suite du périple dans l'Empire du Milieu … !




Gorges du Tigre

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Lijiang

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Gorges du Tigre (en haut) - On y est arrivé !


Temple de Confucius - Ville de Jianshui

Entre 3.000 et 4.000 m d'altitude

Un marché de Dali - Poussins à acheter !

Chine, au Pays du Lotus Bleu
Article écrit le 20 avril 2009




" Région du Yunnan (Sud Chine) " - du 5 au 16 avril 2009


On est où, là ?
Un premier tronçon de trajet en train express nous mène de Hong-Kong à Guangzhou (ex-Canton). A l'arrivée, comme le train pour Kunming part d'une autre station (ce serait trop facile, et çà dégouterait les participants de Pékin-Express), nous nous mettons en quête du métro.
C'est là que nous prenons la mesure de quelques changements… Plus aucune indication écrite n'est traduite en anglais, au contraire d'Hong-Kong. Tous ceux, jeunes ou vieux, hommes et femmes, à qui on demande " Metro ? Subway ? ", nous regardent avec des yeux ahuris.
Et bien, çà va pas être facile tous les jours !
Mais encore une fois, on finit par trouver et à changer de gare. Pékin-express, on s'inscrit l'année prochaine, et on va gagner !


Le hall de la gare de Guangzhou

Nous restons quelques instants dubitatifs devant le panneau d'affichage de la gare… Ouf, cette fois, c'est un hollandais bavard qui nous le déchiffre : pour rejoindre notre train, nous devons nous rendre dans la salle d'attente N° 5, au 2ème étage, le train partira du quai n°2 !
Là, nous découvrons un nouveau spectacle : des centaines de gens sont affalés par terre, sur les rangées de fauteuils, les bagages et cartons sont entassés entre les files de fauteuils, la fumée de cigarette forme un nuage au dessus de tout le monde. Et le sol des allées est couvert de crachats, d'os de poulets, de coquilles d'œufs… Cà promet dans le train !


De Guangzhou à Kunming : 25 heures et 9 minutes de train

Nous avons acheté des billets " couchette dure ", et la chef de wagon nous guide jusqu'à notre cabine. Les trois autres personnes de notre cabine sont jeunes, sympas, et surtout… propres ! On respire de soulagement.
Le long de la voie, au début, défilent de nombreuses rizières, de grands réservoirs d'eau pour les alimenter, des bananeraies (nous sommes sous des latitudes tropicales), quelques gares de campagne. Ce sont nos premières images de ce pays tout nouveau pour nous. L'excitation est présente, mais aussi sur un léger fond d'anxiété : nous n'avons encore aucun repère.

Le lendemain matin, la fin du parcours se déroule au milieu des montagnes aux courbes douces d'un côté et, de l'autre, de nombreux pics rocheux du type des baies d'Along vietnamiennes.

Train couchette : Vidéo


Kunming, la ville
Cette agglomération de 400 000 habitants est une cité moderne, très commerçante (il y a même une grande surface Carrefour, c'est pour dire !), et plutôt agréable. On sent que çà bouge… des quartiers entiers sont en chantier, même si certains ont l'air en standby… effet de la crise ?

A part dans le milieu hôtelier, les gens ne parlent que très peu anglais, et nous pas (encore) très bien chinois ! Du coup, notre " phrase book " est devenu indispensable pour échanger avec les locaux. Heureusement, dans certains restaurants, les menus sont traduits, çà aide.


Aux alentours de Kunming
En élargissant un peu notre terrain d'investigation, on découvre le superbe et surprenant Temple des Bambous. Magnifique !

Nous allons aussi faire une ballade sur les monts Xi Shan, où des inconscients ont creusé des grottes sacrées (et superbes) en à pic, et tracé un dangereux chemin en surplomb qui mène à la Porte du Dragon. Le tracé rend la promenade vraiment… bof ! Si c'est juste pour faire peur aux gens, çà n'a pas beaucoup d'intérêt.

Ca ne s'arrange pas... : Vidéo


La soupe chinoise au poulet noir
En Chine, au restaurant, une seule personne effectue la commande de différents plats, que chacun se partage ensuite. Le principe ajoute en convivialité à ce type de sortie. Par ailleurs, un plat typique consiste en une soupe commune (par tablée) dans laquelle on déverse les aliments pour qu'ils y cuisent. Nous l'expérimentons le premier soir de notre arrivée et choisissons du poulet.
Surprises du chef ! Le poulet qui nous arrive est… noir… et découpé entier en petits morceaux, avec les os, les abats, la tête et tout ! La machette, en Chine, on sait désormais à quoi çà sert ! Bonjour les os entre les dents…

En levant la tête, nous jetons un coup d'œil aux autres tables et assistons à un spectacle unique. Nos voisines sirotent à la paille la moelle directement dans les os ; un peu plus loin, une famille s'en donne à cœur-joie : chacun a enfilé les gants de plastique (fournis par la maison, modèle identique à ceux des stations-service en France) et tient d'une main un gros os (de porc, bœuf ou autre animal de taille conséquente) dont il déchire des lambeaux de viande à coups de canines, et de l'autre main les baguettes pour l'accompagnement. C'est intrigant et décalé, bonjour la planète Chine !


Ville de Jianshui
A 3h30 heures de route et 214 Km au sud de Kunming, cette petite ville provinciale a du caractère. Elle est parsemée de ruelles mignonnes, où les scènes de vie se succèdent. Un peu d'authenticité, çà fait du bien parfois. Seul inconvénient, il y a plein de boutiques d'accessoires pour filles, et cela retarde un peu Marie-Lise pour les visites…
A chaque point cardinal de la vieille ville, les anciennes Portes ont été conservées, c'est magnifique. Ce village (à l'échelle de la Chine… 400 000 habitants) et ses empreintes de ruralité ne nous laissent pas indifférents.

Les alentours méritent aussi quelques promenades et, en tuk-tuk ou à pied, nous visitons un peu le patrimoine local : un Temple de Confucius, le Pont du double dragon et le superbe petit village de Tuan Shan.


De Jianshui à Yuanyang

Après quelques jours, nous poursuivons notre avancée vers le sud par une superbe route de montagne, gravissant puis dévalant des monts envahis d'une continuité de cultures en terrasses. Après une correspondance rapide, le minibus des 30 derniers Km est rempli… de chinois ! Donc çà crache, çà fume, et y'en a même une qui vomit… par la fenêtre ! Normal, le conducteur, lui, il est sur SA route, donc il conduit en aveugle, et çà tangue pas mal.

Dans le minibus, nous avons aussi des femmes en costumes traditionnels, de différents types. En effet, nous parvenons dans une région où les minorités ethniques sont… majoritaires ! Ceci en partie grâce à leur situation géographique aux confins de l'Empire, loin des pouvoirs successifs.


Crachats et autres raclements
Là, nous devons reconnaître que nous ne sommes plus dans la légende. Nous nous attendions au pire, et nous le vivons ! Toutes les 30 secondes, nous entendons un reniflement suivi de près d'un raclement de gorge qui vient des profondeurs… et qui s'achève en crachat bruyant. Les sols, à l'extérieur, sont maculés. Dans les cybercafés, chacun crache de longs filets de bave par terre à côté de sa chaise. Dans les bus, idem… On ne vous le met pas en photos, on vous laisse imaginer le tableau ! Et on ne vous dit pas tout, mais en bref et en résumé, c'est assez souvent immonde…


Sourires, aide des gens
On s'attendait à une certaine froideur, voire indifférence. Et bien l'hospitalité, la disponibilité des gens est frappante et bien agréable. Et puis dès que l'on s'éloigne des sentiers battus, nous sommes des curiosités, et on nous échange plein de sourires, des " Ni Hao " (Bonjour en chinois) et même parfois des " Hellou ! " (variante locale du " Hello " anglophone) de la part des enfants. Ils font preuve d'une certaine réserve, voire de timidité, mais si l'on prend l'initiative, la relation s'établit très facilement. Assez souvent, il nous arrive même d'en surprendre qui, discrètement, avec leur téléphone mobile en biais… nous photographient !


Ville de Yuanyang
On est à quelques kilomètres au nord du Tropique du Cancer, au bord du Fleuve Rouge qui rejoint ensuite le Vietnam pour se jeter dans le golfe du Tonkin. On est sous les tropiques, les bananiers et arbres à litchis peuplent la région.
Le village de Yuanyang présente peu d'intérêt, à part les marchés de rue, caléidoscope de couleurs des femmes des minorités, et la vue imprenable sur la vallée.


Les rizières en terrasses
Ce qui vaut vraiment le déplacement, ce sont les cultures en terrasses de la région. Une route suit les lignes de crêtes et traverse une succession de villages surplombant des vallées de rizières en terrasses. C'est superbe. Chaque village est le lieu d'une ethnie ou d'une autre, avec ses costumes et son architecture particulière : Hani, Yi, Dai…

Jianshui et Yuangyang (Rizières) : Vidéo


Sunset falaise
Le coucher de soleil auquel on assiste du haut d'une falaise est inoubliable… et vertigineux ! Au fond de la vallée et sur les pentes douces qui nous font face, les courbes de niveau sont soulignées par les diguettes des terrasses. L'ensemble forme un joli dessin de nervures entre lesquelles se reflète petit à petit le soleil couchant. Instants magiques devant ce grand spectacle naturel. L'émotion touche chacun de nous, le bonheur, c'est çà.


Liaison vers l'Ouest
Nous terminons notre circuit dans le sud du Yunnan et reprenons un Big Bus direct jusqu'à Kunming… Une journée de réadaptation à la vie citadine (aux trottoirs moins maculés qu'en campagne) et nous sautons dans le train de nuit qui nous emmène à 300 Km plus à l'ouest, jusqu'à Dali, en… 8h !

Bientôt, la suite des chinoiseries… !


ville de Jianshui

Les Rizières en Terrasses

Région du Yunnan

Capitale du Yunnan - Kunming, Temple

Beaucoup d'Ethnies dans le sud de la Chine

Jianshui

Laine pour broderies des Ethnies


Kunming - Pêche en ville dans tous les bassins.
Le poisson apportte l'abondance donc la fortune !


Kunming - Sensibilisation à ce qui peut ou pas
être mangé.... et oui ici tout ce qui a 4 pattes
se mange, sauf les tables...

Pattes de poulets cuites et vendues sous vide...
Petite friandise qui se grignotte dans la rue,
hum !

Hong Kong !
Article écrit le 6 avril 2009



Itinéraire du 26 mars au 4 avril 2009


Tintin au Vietnam - Fin
Cà y est, nous quittons le pays où Tintin n'est jamais allé, mais où pourtant les T-shirts et autres supports à l'effigie de " Tintin au Vietnam " se vendent à profusion. Notre avion décolle comme prévu atterrit quelques heures plus tard sur l'aéroport de Hong-Kong.


Hong Kong : Territoire d'aujourd'hui, topologie !
Il est composé d'une partie continentale et de nombreuses îles d'origine volcanique, dont celle de Hong Kong. C'est là que la City s'est développée. En face, le quartier de Kowloon, en pleine croissance tant verticale qu'horizontale, est le temple de la consommation. Au-delà, les nouveaux territoires sont le siège de bouquets de tours d'habitation, autant que de contours côtiers de rêve.

Malgré leur proximité de l'agglomération, les autres îles sont restées très vertes, peu densément peuplées. Nous partons d'abord à la découverte de celle de Lamma, où nous dégustons des produits de la mer ultra-frais, et quelques jours plus tard nous traversons celle de Lantau pour grimper et saluer le (plus) grand Bouddha (d'Asie du Sud-est).
A part quelques industries nichées au fond de criques qui sans cela seraient idylliques, ces îles sont restées assez " nature ". Et les filets anti-requins inciteraient presque à la baignade… si ce n'étaient la couleur suspecte des eaux et le défilé incessant des porte-containers dans la baie.



Hong Kong : Urbaine Zone
Le cœur de l'activité économique de l'île de Hong Kong est concentré au nord, sur une bande de terre coincée entre la baie et la montagne. Le reste de l'île est vert et même classé " Parc naturel " ! Les buildings sont serrés, et communiquent via des passerelles piétonnières qui enjambent les rues. Les trottoirs sont denses, surtout aux heures de pointe. L'urbanisme a empiété un peu sur la colline et on peut la gravir par une série d'escalators qui s'étirent sur… 800 mètres de long ! Les pontons des ferries à destination de Kowloon et des autres îles du territoire occupent le bord de mer, et gagnent peu à peu du terrain… sur l'eau.

- Hong Kong - Ile de Lamma-

Hong Kong

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Un jour... j'irai là bas !

De part et d'autre de la passe séparant Kowloon et Hong-Kong, les " skylines " se dessinent, signe de modernité. Autre signe du même phénomène : la multiplicité des transports en commun. Il reste des lignes de tramway à deux étages, les ferries, les bus (à deux étages aussi) et désormais plusieurs lignes de métro rapide.

Vous l'aviez déjà compris, on raffole des paysages urbains. Et on adore respirer la nature. Alors quand la mixité est permise, comme ici, on s'y attarderait bien volontiers quelques années !

Hong Kong : Vidéo


Coup de canon !
A midi pétante, au pied des gratte-ciels de l'île, un coup de canon est tiré. L'origine de cette curiosité se perd un peu dans les mémoires, mais c'est un véritable petit spectacle, réglé comme une horloge suisse. Notre caméra-girl en tremble encore…!


Surprise
Sur l'île de Lantau s'est installé il y a quelques années un parc… Disneyland !
Pour Damien, c'est une surprise, et de taille car sur son agenda scolaire, il y avait écrit pour cette journée : " Grande Ballade ", ce qui était loin de le réjouir.
Nous passons une excellente journée dans cet autre monde, celui de Disney, où seules quelques touches locales nous rappellent où nous sommes : entre autres, les menus des fast-foods, à base de noodles et de riz ! Quelle belle image de mélange de cultures que ces 3 Français dans un parc Américain en Asie !

DysneyLand : Vidéo



Histoire : La première guerre de l'Opium
Jusqu'au début du 19ème siècle, les Britanniques font commerce de l'Opium en provenance du Bengale vers la Chine, ceci même en dépit des interdictions de l'Empereur. En 1840, la saisie de 20 000 caisses illégales d'opium (dénommée ici la " Boue étrangère ") par les autorités locales déclenche la première guerre de l'Opium… que les anglais remportent haut la main ! Avec à la clé, la fin de la prohibition du commerce de l'opium et la cession de l'île de Hong-Kong… CQFD.

Histoire : Opium War II - Le retour des Jedis
Une quinzaine d'années plus tard, les anglais remettent cela et les français, pour ne pas être en reste, participent activement. Entre cousins, c'est bien naturel…
A l'issue de cette seconde guerre, en 1860, les anglais récupèrent aussi la péninsule de Kowloon, face à l'île de Hong Kong. Puis en 1898, un bail de 99 ans sur les " Nouveaux Territoires ", au nord de Kowloon.

Ce n'est qu'en 1984 que les deux protagonistes s'entendent pour la fameuse rétrocession de l'ensemble du territoire au 1er juillet 1997. Depuis, HK garde un statut particulier, sa monnaie, son propre gouvernement et… une frontière (surtout économique) avec la Chine.


Quartier de Kowloon
C'est le temple de la consommation. Les rutilantes galeries commerciales se succèdent à n'en plus finir. Toutes les grandes marques sont là. En vrai et en vraie-copie. Il y en a donc pour tous les goûts, et toutes les bourses ! Sur les marchés, c'est même difficile de ne pas craquer devant ces kilomètres d'étals de gadgets et articles de marque dont le prix est sans rapport avec… l'image de la marque ! Mais on résiste tant qu'on peut, et surtout parce que nos sacs à dos ne sont pas élastiques… C'est déchirant !

Hormis les traits de population, typiquement asiatique mais toutefois très cosmopolite, on se croirait presque à La Défense. Le quartier s'articule autour de sa principale artère, Nathan Road, terrain de jeu des rabatteurs de tous poils : " Copy watch, Guestouse, Suit… Sir ? ". La nuit, c'est encore plus impressionnant : la ville de transforme en sapin de Noël géant, où les enseignes rivalisent à coups d'éclairages. Les panneaux publicitaires sont tous animés, et à l'échelle de la ville : pas en 4 mètres par 3, mais plutôt en 4 par 30 !

C'est aussi un quartier qui vit, en témoignent les cours gratuits de Taïchi qui se déroulent à l'aube sur la promenade face à la baie, ou encore ces démonstrations de dragons animés dans les parcs.


Danse : Swing'in Hong-Kong
Depuis près de deux ans, une petite communauté de danseurs de swing s'est formée ici, et échange régulièrement avec les autres groupes d'Asie, dont celui de Saigon où nous sommes passés en janvier. Le mercredi, ils organisent une petite soirée d'entrainement, à laquelle un orchestre se joint une fois par mois. Et nous tombons à pic pour en bénéficier !
Quelle surprise : il y a une quarantaine de danseurs, de la bonne musique, et autant de hongkongais que d'expatriés ! On prolongerait bien notre séjour de quelques mois…


Formalités locales
Nous obtenons nos visas pour entrer en Chine avec facilité, ce qui n'était pas joué d'avance.
Par contre, pour nous procurer de simples billets de train pour Kunming, c'est une autre histoire… Il nous a fallu nous rendre à la gare, où, contrairement à ce à quoi nous nous attendions, aucune série de guichets de vente n'est visible.

Nous nous dirigeons alors vers ce qui nous parait ressembler tout de même à un guichet, dont l'employé nous renvoie vers un autre guichet, lequel refuse de nous vendre quoi que ce soit et nous renvoie vers une boutique… où l'unique employée ferme son store métallique à notre arrivée !
Désespérant. D'autant plus que toutes les explications nous sont livrées en langue locale, le Cantonais.
Au final, nous obtenons nos billets auprès de la boutique, dont la guichetière a la prudence et la gentillesse de nous écrire toutes les consignes de correspondance à Canton en anglais ET en Cantonais… Cà peut servir ! Le jeu de piste commence…


La suite… au pays du Lotus Bleu !



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C'est la fête !!

Hong Kong : Le Grand Boudha (Ile de Lantau)

Tramway Hong Kong-

Hong Kong



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